Date de sortie cinéma : 13/12/2023
Durée : 1h46
Le deuil de ce qu'on quitte
Je suis sorti de ce film avec un sentiment mitigé.
De grandes qualités portent ce film, qui est un premier pour Céline Song.
Le casting tout d'abord. Le trio d'acteurs est assez incroyable et porte l'histoire et les sentiments avec beaucoup de force. On parvient alors facilement à les aimer ou les détester... Les corps et les regards sont aussi parlants que les mots, et cette subtilité fait que l'on passe un agréable moment sans souffrir des quelques ralentissements ou du manque de "rebondissements".
Plus qu'une simple histoire d'amour au fil des années, le film porte sur le lien avec ses origines, sa culture, son passé.
Ensuite la mise en scène et en particulier les cadrages. Très maîtrisés, on alterne des décors étriqués, voire claustrophobiques, avec de grands espaces en plans larges, parfois en traveling dans lesquels les protagonistes se perdent, se rapprochent, se frôlent, de face, de dos, de profil.
Ces choix renforcent le sentiment tragique que les personnages ne sont pas heureux là où ils sont, et on crée une certaine empathie pour eux.
Mais d'où vient ce sentiment d'être passé à côté ? Peut-être de l'écriture en premier lieu. Incompréhension des ellipses et des absences dans la catégorisation des personnages. Ils n'existent finalement que dans leurs liens entre eux. Peu d'interaction avec le reste du monde (professionnel ou autre). Ce côté étouffant renforce bien sûr l'impression d'enfermement que ressentent les personnages. Mais parfois on a le sentiment que la réalisatrice-scénariste prend trop la peine de nous expliquer et conforter dans ce que nous ressentons (par exemple sur le pauvre "second rôle" d'Arthur qui accepte son sort avec une résignation touchante...). On se met parfois à détester les personnages, ou les situations, et on se sent parfois un peu trop guidés par celle qui tient les manettes (la réalisatrice ou la personnage principale). D'où sûrement une position parfois inconfortable pour le spectateur...
De grandes qualités portent ce film, qui est un premier pour Céline Song.
Le casting tout d'abord. Le trio d'acteurs est assez incroyable et porte l'histoire et les sentiments avec beaucoup de force. On parvient alors facilement à les aimer ou les détester... Les corps et les regards sont aussi parlants que les mots, et cette subtilité fait que l'on passe un agréable moment sans souffrir des quelques ralentissements ou du manque de "rebondissements".
Plus qu'une simple histoire d'amour au fil des années, le film porte sur le lien avec ses origines, sa culture, son passé.
Ensuite la mise en scène et en particulier les cadrages. Très maîtrisés, on alterne des décors étriqués, voire claustrophobiques, avec de grands espaces en plans larges, parfois en traveling dans lesquels les protagonistes se perdent, se rapprochent, se frôlent, de face, de dos, de profil.
Ces choix renforcent le sentiment tragique que les personnages ne sont pas heureux là où ils sont, et on crée une certaine empathie pour eux.
Mais d'où vient ce sentiment d'être passé à côté ? Peut-être de l'écriture en premier lieu. Incompréhension des ellipses et des absences dans la catégorisation des personnages. Ils n'existent finalement que dans leurs liens entre eux. Peu d'interaction avec le reste du monde (professionnel ou autre). Ce côté étouffant renforce bien sûr l'impression d'enfermement que ressentent les personnages. Mais parfois on a le sentiment que la réalisatrice-scénariste prend trop la peine de nous expliquer et conforter dans ce que nous ressentons (par exemple sur le pauvre "second rôle" d'Arthur qui accepte son sort avec une résignation touchante...). On se met parfois à détester les personnages, ou les situations, et on se sent parfois un peu trop guidés par celle qui tient les manettes (la réalisatrice ou la personnage principale). D'où sûrement une position parfois inconfortable pour le spectateur...
Réalisation : Celine Song
Scénario : Celine Song
Avec : Greta Lee, Yoo Teo, John Magaro…
Musique : Christophe Bear, Daniel Rossen
Photographie : Shabier Kirchner
Montage : Keith Fraase
Produit par : David Hinojosa, Christine Vachon, Pamela Koffler
Scenario
0%
Casting
0%
Mise en scène
0%
Photographie
0%
Bande son
0%
Montage
0%
Le deuil de ce qu'on quitte
Je suis sorti de ce film avec un sentiment mitigé.
De grandes qualités portent ce film, qui est un premier pour Céline Song.
Le casting tout d'abord. Le trio d'acteurs est assez incroyable et porte l'histoire et les sentiments avec beaucoup de force. On parvient alors facilement à les aimer ou les détester... Les corps et les regards sont aussi parlants que les mots, et cette subtilité fait que l'on passe un agréable moment sans souffrir des quelques ralentissements ou du manque de "rebondissements".
Plus qu'une simple histoire d'amour au fil des années, le film porte sur le lien avec ses origines, sa culture, son passé.
Ensuite la mise en scène et en particulier les cadrages. Très maîtrisés, on alterne des décors étriqués, voire claustrophobiques, avec de grands espaces en plans larges, parfois en traveling dans lesquels les protagonistes se perdent, se rapprochent, se frôlent, de face, de dos, de profil.
Ces choix renforcent le sentiment tragique que les personnages ne sont pas heureux là où ils sont, et on crée une certaine empathie pour eux.
Mais d'où vient ce sentiment d'être passé à côté ? Peut-être de l'écriture en premier lieu. Incompréhension des ellipses et des absences dans la catégorisation des personnages. Ils n'existent finalement que dans leurs liens entre eux. Peu d'interaction avec le reste du monde (professionnel ou autre). Ce côté étouffant renforce bien sûr l'impression d'enfermement que ressentent les personnages. Mais parfois on a le sentiment que la réalisatrice-scénariste prend trop la peine de nous expliquer et conforter dans ce que nous ressentons (par exemple sur le pauvre "second rôle" d'Arthur qui accepte son sort avec une résignation touchante...). On se met parfois à détester les personnages, ou les situations, et on se sent parfois un peu trop guidés par celle qui tient les manettes (la réalisatrice ou la personnage principale). D'où sûrement une position parfois inconfortable pour le spectateur...
De grandes qualités portent ce film, qui est un premier pour Céline Song.
Le casting tout d'abord. Le trio d'acteurs est assez incroyable et porte l'histoire et les sentiments avec beaucoup de force. On parvient alors facilement à les aimer ou les détester... Les corps et les regards sont aussi parlants que les mots, et cette subtilité fait que l'on passe un agréable moment sans souffrir des quelques ralentissements ou du manque de "rebondissements".
Plus qu'une simple histoire d'amour au fil des années, le film porte sur le lien avec ses origines, sa culture, son passé.
Ensuite la mise en scène et en particulier les cadrages. Très maîtrisés, on alterne des décors étriqués, voire claustrophobiques, avec de grands espaces en plans larges, parfois en traveling dans lesquels les protagonistes se perdent, se rapprochent, se frôlent, de face, de dos, de profil.
Ces choix renforcent le sentiment tragique que les personnages ne sont pas heureux là où ils sont, et on crée une certaine empathie pour eux.
Mais d'où vient ce sentiment d'être passé à côté ? Peut-être de l'écriture en premier lieu. Incompréhension des ellipses et des absences dans la catégorisation des personnages. Ils n'existent finalement que dans leurs liens entre eux. Peu d'interaction avec le reste du monde (professionnel ou autre). Ce côté étouffant renforce bien sûr l'impression d'enfermement que ressentent les personnages. Mais parfois on a le sentiment que la réalisatrice-scénariste prend trop la peine de nous expliquer et conforter dans ce que nous ressentons (par exemple sur le pauvre "second rôle" d'Arthur qui accepte son sort avec une résignation touchante...). On se met parfois à détester les personnages, ou les situations, et on se sent parfois un peu trop guidés par celle qui tient les manettes (la réalisatrice ou la personnage principale). D'où sûrement une position parfois inconfortable pour le spectateur...
Date de sortie cinéma : 13/12/2023 | Durée : 1h46
Scenario
0%
Casting
0%
Mise en scène
0%
Photographie
0%
Bande son
0%
Montage
0%
