28 jours plus tard

Date de sortie :  28/05/2003
Durée : 1h53

22 ans plus tard

22 ans plus tard je revois cet excellent film de Danny Boyle qui m'avait marqué à l'époque, et à juste titre. Bien plus tard, le film est toujours aussi efficace et l'intention du réalisateur est encore justifiée à l'heure actuelle.
La critique du monde moderne par Danny Boyle passe par la critique du consumérisme bien sûr, comme tous les films de Zombies finalement ("infectés" pardon). Mais d'autres thèmes viennent le compléter : la souffrance animale, la condition des femmes, la famille, la loyauté, et la déshumanisation évidemment. 
Les infectés sont ici rapides, jaillissent de nulle part, dans des jump scares très efficaces. La caméra de Danny Boyle frôle le sol, ,virevolte, mais tout en cadrant de manière très pointue et chaque élément de décor devient une ligne de fuite, une manière de splitter l'écran, etc. Le choix de tourner des séquences en DV vient aussi renforcer le côté amateur, post-apocalyptique, et les obturations rapides transforment la pluie en gouttes qui viennent découper Cillian Murphy dans sa mutation. 
Le groupe de survivants se crée petit à petit, puis le film bascule dans une deuxième couche survivaliste, où en plus des infectés, les survivants devront se battre contre d'autres de leur espèce. Et Cillian Murphy prend alors toute son aura dans cette bascule. Son humanité il la conserve jusqu'au bout, lui qui était attaché tel un animal dans l'hôpital du début. Il garde son humanité car il va se battre pour sauver les deux femmes en danger. Mais pour conserver cette humanité, il va devoir "être" un infecté. Physiquement, dans ses mouvements, ses déplacements rapides, et mentalement, à travers son regard injecté de sang, on découvre un héros qui sait qu'il est à une frontière dont il ne reviendra peut-être pas. Et tout ça à cause de ses semblables... 
Danny Boyle le filme comme il filme les infectés, des plans très courts, rapides, bougés. Le personnage en vient même à interagir avec un infecté, qui semble lui parler à travers le regard, pourtant clairement déshumanisé depuis le début du film chez les infectés. 
Danny Boyle réussit le tour de force de renouveler le genre du film d'horreur Zombie, en impactant durablement les cinéphiles et les réalisateurs qui ont suivi dans le genre. 

 
 

Réalisation :  Danny Boyle
Scénario : Alex Garland
Avec : Cillian Murphy, Naomie Harris, Christopher Eccleston, Megan Burns, Brendan Gleeson…
Musique : John Murphy
Photographie : Anthony Dod Mantle
Montage : Chris Gill
Produit par :  Andrew MacDonald

Scenario
0%
Casting
0%
Mise en scène
0%
Photographie
0%
Montage
0%
Bande son
0%

22 ans plus tard

22 ans plus tard je revois cet excellent film de Danny Boyle qui m'avait marqué à l'époque, et à juste titre. Bien plus tard, le film est toujours aussi efficace et l'intention du réalisateur est encore justifiée à l'heure actuelle.
La critique du monde moderne par Danny Boyle passe par la critique du consumérisme bien sûr, comme tous les films de Zombies finalement ("infectés" pardon). Mais d'autres thèmes viennent le compléter : la souffrance animale, la condition des femmes, la famille, la loyauté, et la déshumanisation évidemment. 
Les infectés sont ici rapides, jaillissent de nulle part, dans des jump scares très efficaces. La caméra de Danny Boyle frôle le sol, ,virevolte, mais tout en cadrant de manière très pointue et chaque élément de décor devient une ligne de fuite, une manière de splitter l'écran, etc. Le choix de tourner des séquences en DV vient aussi renforcer le côté amateur, post-apocalyptique, et les obturations rapides transforment la pluie en gouttes qui viennent découper Cillian Murphy dans sa mutation. 
Le groupe de survivants se crée petit à petit, puis le film bascule dans une deuxième couche survivaliste, où en plus des infectés, les survivants devront se battre contre d'autres de leur espèce. Et Cillian Murphy prend alors toute son aura dans cette bascule. Son humanité il la conserve jusqu'au bout, lui qui était attaché tel un animal dans l'hôpital du début. Il garde son humanité car il va se battre pour sauver les deux femmes en danger. Mais pour conserver cette humanité, il va devoir "être" un infecté. Physiquement, dans ses mouvements, ses déplacements rapides, et mentalement, à travers son regard injecté de sang, on découvre un héros qui sait qu'il est à une frontière dont il ne reviendra peut-être pas. Et tout ça à cause de ses semblables... 
Danny Boyle le filme comme il filme les infectés, des plans très courts, rapides, bougés. Le personnage en vient même à interagir avec un infecté, qui semble lui parler à travers le regard, pourtant clairement déshumanisé depuis le début du film chez les infectés. 
Danny Boyle réussit le tour de force de renouveler le genre du film d'horreur Zombie, en impactant durablement les cinéphiles et les réalisateurs qui ont suivi dans le genre. 

 
 

Date de sortie :  28/05/2003 | Durée : 1h53

Scenario
0%
Casting
0%
Mise en scène
0%
Photographie
0%
Montage
0%
Bande son
0%

Réalisation :  Danny Boyle
Scénario : Alex Garland
Avec : Cillian Murphy, Naomie Harris, Christopher Eccleston, Megan Burns, Brendan Gleeson…
Musique : John Murphy
Photographie : Anthony Dod Mantle
Montage : Chris Gill
Produit par :  Andrew MacDonald

Laisser un commentaire