Max et les Maximonstres

Date de sortie :  16/12/2009
Durée : 1h42

Voyage intérieur

Max et les maximonstres fait partie de ces films qui ont traîné (bien trop) longtemps sur une étagère avant d'être pris au hasard, un soir de projection en famille. Quelle belle surprise et belle idée d'avoir vu ce film avec 2 de mes enfants.
Spike Jonze explore ici le monde de l'enfant, de l'adulte, de la famille. Max découvre la réalité d'une vie qui ne lui convient pas. La fin de l'humanité est annoncée par ses profs, sa soeur part avec des amis de son âge, sa maman rencontre un nouvel amoureux car son papa n'est plus là... Donc Max s'échappe comme le ferait n'importe qui. enfant ou adulte d'ailleurs. Le labyrinthe de Pan n'est pas loin.
Arrivé dans ce monde intérieur, peuplé de maximonstres, Max en devient le roi, c'est à dire l'adulte. Et il rejoue tout ce qu'on a découvert dans les scènes d'ouverture. Les batailles de boule de neige, les intrusions, les conflits, la rage, etc.
Le scénario est très bien écrit, je ne sais pas quel en est le crédit à accorder au livre d'origine, mais la construction en miroir des évènements marquants que Max vit en tant que responsable du coup, touche le spectateur dans une forme d'universalité qui n'est pas à bouder.
Spike Jonze réalise en plus le film à la hauteur de Max et les mouvements de caméra appuient les blockbusters que sont certainement les jeux qu'il s'invente.
Tout amène à la Renaissance de Max en tant qu'enfant, dans un accouchement à peine masqué, qui le pousse à retourner chez lui, dans sa réalité, qu'il va réussir finalement à appréhender. Comme les monstres l' "aiment tant qu'ils le mangeraient", Max a mordu sa maman dans un élan d'amour teinté de rage qu'il peut maintenant intégrer à l'adulte qu'il sera.
Ce fut un véritable plaisir de partager ça et de discuter de l'interprétation avec mes enfants qui n'avaient pas forcément saisi le second sens, à première vue. "Mais les monstres sont pas très jolis" , effectivement, mais c'est peut-être seulement une preuve de plus que tout ça sort de l'imaginaire d'un enfant, comme il aurait pu le griffonner sur un papier.
Ajoutez à cela une bande originale très chouette, et porteuse de ce double monde enfant-adulte, et vous aurez le très beau cocktail qu'est Max et les maximonstres.
Un film naïf sur le sujet mais profond sur le traitement et touchant sur plusieurs générations...

Réalisation :  Spike Jonze
Scénario : Spike Jonze, Dave Eggers
Avec : Max Records, Catherine Keener, Mark Ruffalo, Vincent Crowley…
Musique : Karen O, Carter Burwell
Photographie : Lance Acord
Montage : Eric Zumbrunnen, James Haygood
Produit par :  Tom Hanks, Gary Goetzman, John Carls, Maurice Sendak, Vincent Landay

Scenario
0%
Casting
0%
Mise en scène
0%
Photographie
0%
Bande son
0%
Montage
0%

Voyage intérieur

Max et les maximonstres fait partie de ces films qui ont traîné (bien trop) longtemps sur une étagère avant d'être pris au hasard, un soir de projection en famille. Quelle belle surprise et belle idée d'avoir vu ce film avec 2 de mes enfants.
Spike Jonze explore ici le monde de l'enfant, de l'adulte, de la famille. Max découvre la réalité d'une vie qui ne lui convient pas. La fin de l'humanité est annoncée par ses profs, sa soeur part avec des amis de son âge, sa maman rencontre un nouvel amoureux car son papa n'est plus là... Donc Max s'échappe comme le ferait n'importe qui. enfant ou adulte d'ailleurs. Le labyrinthe de Pan n'est pas loin.
Arrivé dans ce monde intérieur, peuplé de maximonstres, Max en devient le roi, c'est à dire l'adulte. Et il rejoue tout ce qu'on a découvert dans les scènes d'ouverture. Les batailles de boule de neige, les intrusions, les conflits, la rage, etc.
Le scénario est très bien écrit, je ne sais pas quel en est le crédit à accorder au livre d'origine, mais la construction en miroir des évènements marquants que Max vit en tant que responsable du coup, touche le spectateur dans une forme d'universalité qui n'est pas à bouder.
Spike Jonze réalise en plus le film à la hauteur de Max et les mouvements de caméra appuient les blockbusters que sont certainement les jeux qu'il s'invente.
Tout amène à la Renaissance de Max en tant qu'enfant, dans un accouchement à peine masqué, qui le pousse à retourner chez lui, dans sa réalité, qu'il va réussir finalement à appréhender. Comme les monstres l' "aiment tant qu'ils le mangeraient", Max a mordu sa maman dans un élan d'amour teinté de rage qu'il peut maintenant intégrer à l'adulte qu'il sera.
Ce fut un véritable plaisir de partager ça et de discuter de l'interprétation avec mes enfants qui n'avaient pas forcément saisi le second sens, à première vue. "Mais les monstres sont pas très jolis" , effectivement, mais c'est peut-être seulement une preuve de plus que tout ça sort de l'imaginaire d'un enfant, comme il aurait pu le griffonner sur un papier.
Ajoutez à cela une bande originale très chouette, et porteuse de ce double monde enfant-adulte, et vous aurez le très beau cocktail qu'est Max et les maximonstres.
Un film naïf sur le sujet mais profond sur le traitement et touchant sur plusieurs générations...

Date de sortie :  16/12/2009 | Durée : 1h42

Scenario
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Casting
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Mise en scène
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Photographie
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Bande son
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Montage
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Réalisation :  Spike Jonze
Scénario : Spike Jonze, Dave Eggers
Avec : Max Records, Catherine Keener, Mark Ruffalo, Vincent Crowley…
Musique : Karen O, Carter Burwell
Photographie : Lance Acord
Montage : Eric Zumbrunnen, James Haygood
Produit par :  Tom Hanks, Gary Goetzman, John Carls, Maurice Sendak, Vincent Landay

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