Date de sortie : 13/05/2026
Durée : 1h40
Pas nécessaire
On a pas mal entendu parler de ce film. En bien, en mal, en polémique. Je sors de la séance en me disant 2 choses.
Formellement le film n'est pas bon selon moi. Une photographie pas très belle et surchargée d'effets de flare ou autre d'étalonnage. Une bande originale plutôt horripilante qui joue sur le suspense et le ressort dramatique alors que le sujet ne s'y prête pas du tout... Des dialogues qui ne semblent parfois pas naturels, même si je mets ça plutôt sur le compte du scénario et de la direction d'acteurs, le casting étant plutôt correct dans l'ensemble.
Et on serait en droit d'attendre un film plutôt humble, simple, sans artifice, alors que ce qu'on voit (la décapitation devant une petite fille...) va en contradiction avec tout ça. Quelles sont donc les intentions du réalisateur ?
Mais sur le fond, il y a véritable débat. Je ne partage pas vraiment les arguments qui disent que le film a des relans d'extrême droite ou d'islamophobie. On voit plutôt distinctivement la différence entre l'islam modéré et l'islam radical. Mais la vraie question sur le fond, est plutôt de se demander, selon moi, si le sujet méritait un film, ou en tout cas traité de cette manière.
Finalement le film ne raconte pas grand chose qu'on ne sait déjà. Et la justification du titre n'apparaît vraiment qu'à la fin, dans un pseudo dialogue peu crédible, comme s'ils se rendaient compte à la fin que toutes les failles qui ont mené au décès de Samuel Paty avaient été un peu oubliées dans le film... A part un moment où Samuel Paty pleure avec son fils dans les bras, pendant lequel on peut ressentir un peu qu'il était seul, l'abandon ne se sent pas tant que ça.
Les institutions ne sont pas vraiment mises à mal, on dirait parfois que les dialogues tentent maladroitement de les dédouaner.
Un film vraiment pas nécessaire selon moi.
Réalisation : Vincent Garenq
Scénario : Vincent Garenq, Alexis Kebbas
Avec : Antoine Reinartz, Emmanuelle Bercot, Emma Boumali, Nedjim Bouizzoul, Aziz Kabouche…
Musique : Nicolas Errera
Photographie : Renaud Chassaing
Montage : Aurique Delannoy
Produit par : Stéphane Simon, Marion de Blaÿ, François Kraus, Denis Pineau-Valencienne
Pas nécessaire
On a pas mal entendu parler de ce film. En bien, en mal, en polémique. Je sors de la séance en me disant 2 choses.
Formellement le film n'est pas bon selon moi. Une photographie pas très belle et surchargée d'effets de flare ou autre d'étalonnage. Une bande originale plutôt horripilante qui joue sur le suspense et le ressort dramatique alors que le sujet ne s'y prête pas du tout... Des dialogues qui ne semblent parfois pas naturels, même si je mets ça plutôt sur le compte du scénario et de la direction d'acteurs, le casting étant plutôt correct dans l'ensemble.
Et on serait en droit d'attendre un film plutôt humble, simple, sans artifice, alors que ce qu'on voit (la décapitation devant une petite fille...) va en contradiction avec tout ça. Quelles sont donc les intentions du réalisateur ?
Mais sur le fond, il y a véritable débat. Je ne partage pas vraiment les arguments qui disent que le film a des relans d'extrême droite ou d'islamophobie. On voit plutôt distinctivement la différence entre l'islam modéré et l'islam radical. Mais la vraie question sur le fond, est plutôt de se demander, selon moi, si le sujet méritait un film, ou en tout cas traité de cette manière.
Finalement le film ne raconte pas grand chose qu'on ne sait déjà. Et la justification du titre n'apparaît vraiment qu'à la fin, dans un pseudo dialogue peu crédible, comme s'ils se rendaient compte à la fin que toutes les failles qui ont mené au décès de Samuel Paty avaient été un peu oubliées dans le film... A part un moment où Samuel Paty pleure avec son fils dans les bras, pendant lequel on peut ressentir un peu qu'il était seul, l'abandon ne se sent pas tant que ça.
Les institutions ne sont pas vraiment mises à mal, on dirait parfois que les dialogues tentent maladroitement de les dédouaner.
Un film vraiment pas nécessaire selon moi.
Date de sortie : 13/05/2026 | Durée : 1h40
Réalisation : Vincent Garenq
Scénario : Vincent Garenq, Alexis Kebbas
Avec : Antoine Reinartz, Emmanuelle Bercot, Emma Boumali, Nedjim Bouizzoul, Aziz Kabouche…
Musique : Nicolas Errera
Photographie : Renaud Chassaing
Montage : Aurique Delannoy
Produit par : Stéphane Simon, Marion de Blaÿ, François Kraus, Denis Pineau-Valencienne
